les nouvelles solutions du gouvernement pour booster les rendements en 2026-2027

17 sept. 2026
Développement
(4.0)
La campagne agricole 2026-2027 se poursuit au Bénin avec une attention particulière portée à la maîtrise de l’eau, à la fertilité des sols et à l’innovation. En tournée dans plusieurs bassins de production, le ministre de l’Agriculture, Adin Yéton Bloukounon Goubalan, a présenté les principaux dispositifs destinés à améliorer les rendements et les revenus des producteurs.

Le gouvernement béninois veut maintenir le cap sur la transformation du secteur agricole. C’est le principal enseignement de la tournée effectuée par le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche dans plusieurs zones de production du pays.

Accompagné de la Secrétaire générale du ministère, de membres de son cabinet et du ministre conseiller à l’Agriculture, à l’Élevage et à la Pêche, Bio Guera Sacca Kina, Adin Yéton Bloukounon Goubalan est allé directement à la rencontre des producteurs afin d’apprécier l’évolution des cultures et d’échanger sur les difficultés rencontrées sur le terrain.

Des cultures globalement bien orientées

À travers les différents bassins visités, la délégation ministérielle a constaté des superficies emblavées importantes et des cultures présentées comme globalement en bon état végétatif.

À Banikoara, l’un des principaux bassins cotonniers et céréaliers du pays, le ministre a notamment visité l’exploitation de Moussa Inoussa. Sur ses 50 hectares, 42 sont effectivement exploités avec une combinaison de cultures de rente et de productions vivrières.

L'exploitation comprend 32,5 hectares de coton, 11 hectares de maïs et 3,5 hectares de riz, auxquels s'ajoute un élevage composé de bovins, d'ovins et de volailles.

Cette organisation illustre une approche intégrée de l’exploitation agricole, dans laquelle les activités agricoles et d’élevage peuvent se compléter notamment grâce à la valorisation de la matière organique et des résidus de récolte.

 

L’eau devient un enjeu central

Malgré cette dynamique, les producteurs ont fait part de plusieurs préoccupations. La mécanisation, les irrégularités pluviométriques, la qualité des semences, la fertilité des sols et les difficultés d’écoulement des récoltes figurent parmi les principales préoccupations exprimées au cours de la tournée.

La question de l’eau occupe une place particulière dans la stratégie présentée par le ministère.

Face aux déficits pluviométriques et aux poches de sécheresse, le gouvernement entend notamment renforcer les capacités de stockage de l’eau dans les zones de production cotonnière à travers un programme annoncé d’un million de citernes.

L’objectif est de rendre davantage d’eau disponible pour les exploitations et de réduire l’impact des périodes de déficit hydrique sur les cultures.

 

Restaurer les sols pour produire durablement

Autre axe mis en avant au cours de la tournée : la fertilité des sols.

Le ministre a insisté auprès des producteurs et des équipes d’encadrement sur l’importance d'une meilleure gestion de la matière organique et de l’eau. Il a également présenté la mise à l’échelle des biofertilisants ionisants, présentés par le ministère comme une innovation destinée à améliorer l’assimilation racinaire et les rendements tout en contribuant à la préservation des sols.

Cette orientation traduit une volonté de ne pas limiter l'amélioration de la productivité à l'utilisation d'intrants, mais de prendre également en compte la qualité et la durabilité des terres agricoles.

 

Agriculture : plusieurs leviers engagés

Au-delà de la campagne en cours, la tournée a permis au ministre de rappeler plusieurs programmes engagés par le gouvernement pour accompagner la transformation du secteur.

Parmi les dispositifs évoqués figurent notamment la protection sociale et la sécurisation des revenus des exploitants, la digitalisation du conseil agricole grâce à l’intelligence artificielle, la mécanisation de nouvelle génération, la restauration de la fertilité des sols et le mécanisme de rachat des excédents de récolte avec la SODAPA.

Le gouvernement maintient également son soutien à travers les subventions accordées sur les engrais et les semences certifiées.

 

Une prime de 10 FCFA pour stimuler le coton

La filière cotonnière bénéficie par ailleurs d’une incitation supplémentaire annoncée pour la campagne.

Le gouvernement a prévu une prime de 10 FCFA par kilogramme de coton-graine si la production nationale atteint 700 000 tonnes au terme de la campagne.

Cette mesure vise à encourager les producteurs à maintenir leurs efforts et à soutenir l’objectif de performance de la filière.

Au terme de sa tournée, le ministre a estimé que la campagne agricole 2026-2027 « se porte bien », tout en relayant auprès des producteurs les encouragements du Chef de l’État.

 

Du champ à la stratégie nationale

La tournée ministérielle met ainsi en évidence les différents niveaux de transformation recherchés dans l’agriculture béninoise : améliorer la productivité, sécuriser les revenus, mieux maîtriser l’eau, restaurer les sols, mécaniser davantage les exploitations et utiliser les outils numériques dans l’accompagnement des producteurs.

Pour les exploitants, les défis restent toutefois concrets : produire malgré les variations pluviométriques, accéder aux équipements, préserver la fertilité des terres et trouver des débouchés rémunérateurs pour les récoltes.

La campagne 2026-2027 constitue donc une nouvelle étape dans cette transformation. Au-delà des superficies cultivées et des volumes produits, l’enjeu est désormais de construire un modèle agricole plus productif, mieux sécurisé et davantage fondé sur l’innovation et la valorisation des ressources locales.

EDA

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