SOMMET RUSSIE-AFRIQUE

Madagascar plaide pour une meilleure représentation de l’Afrique dans la gouvernance mondiale

Auteur : Gounou Miguel
Publié le : 29 oct. 2026 à 14:17
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À Moscou, la ministre malgache des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a défendu une place plus importante du continent africain dans les instances internationales de décision. Elle a également appelé à renforcer le multilatéralisme et à adapter le système financier international aux besoins des pays en développement.

Madagascar veut voir l’Afrique davantage représentée dans les décisions qui façonnent les relations internationales. Cette position a été défendue par sa ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, lors d’une rencontre entre des chefs de la diplomatie africaine et leur homologue russe, Sergueï Lavrov, le 28 octobre 2026 à Moscou, en marge du troisième Sommet Russie-Afrique.

Dans un communiqué publié par le ministère malgache des Affaires étrangères, la rencontre est présentée comme une occasion d’échanger sur les défis auxquels les pays africains sont confrontés dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques. Les questions de sécurité et les difficultés liées aux chaînes d’approvisionnement figurent notamment parmi les préoccupations évoquées.

 

Diversifier les partenariats dans le respect de la souveraineté

Face à ces enjeux, Madagascar défend une diversification des partenariats internationaux fondée sur le respect mutuel et la souveraineté des États. Pour les autorités malgaches, cette orientation doit permettre aux pays africains d’élargir leurs possibilités de coopération et de mieux répondre à leurs priorités économiques et stratégiques.

Dans cette perspective, les relations entre la Russie et les pays africains offrent plusieurs pistes de collaboration. Les domaines cités comprennent les investissements, les échanges commerciaux, le transfert de compétences scientifiques et technologiques, la formation du capital humain et le développement industriel.

Ces axes de coopération s’inscrivent dans la recherche de partenariats susceptibles de soutenir les capacités de production du continent et de contribuer à son développement économique. Leur portée dépendra toutefois de la concrétisation des engagements annoncés et des résultats obtenus sur le terrain.

 

Une gouvernance mondiale plus inclusive

Au-delà des relations bilatérales, Alice N’Diaye a réaffirmé l’attachement de Madagascar au multilatéralisme, au règlement pacifique des différends et au respect du droit international.

La ministre a notamment plaidé pour une réforme de la gouvernance mondiale afin de garantir une représentation plus équitable de l’Afrique dans les instances multilatérales. Elle a également défendu un système financier international mieux adapté aux besoins des pays en développement.

Ces revendications renvoient à une préoccupation régulièrement exprimée par les États africains : participer davantage aux décisions internationales et disposer de mécanismes de financement mieux ajustés à leurs priorités de développement.

 

Le sommet Russie-Afrique attendu sur les engagements communs

Organisé à Moscou les 28 et 29 octobre 2026, le troisième Sommet Russie-Afrique constitue un cadre de dialogue entre la Russie et les pays africains membres de l’Organisation des Nations unies. La rencontre doit notamment permettre aux participants de faire le point sur leur coopération et de définir les prochaines priorités communes.

Pour Madagascar, l’enjeu est de consolider les acquis du partenariat, tout en favorisant la mise en œuvre d’engagements en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable.

Reste désormais à traduire ces orientations diplomatiques en actions concrètes, dans un contexte où les pays africains cherchent à diversifier leurs partenaires et à faire davantage entendre leur voix dans les grandes décisions internationales.

 

 GOUNOU Miguel

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